21 décembre 2006

LA MAJORITE ET LA COMMUNICATION : L'OMNIPRESENCE COMPENSATOIRE

Les lecteurs du bulletin municipal s’étonneront certainement de voir la page traditionnellement réservée aux élus de l’opposition mise au service de l’autosatisfaction de la majorité. Non contente en effet d’exhiber ses prouesses à longueur de pages dans la revue, elle s’est arrogée quelques colonnes supplémentaires pour poursuivre son récit, réservant, au passage, selon des règles encore bien obscures, l’espace résiduel, aux autres listes (1).

Cette arrogance communicante qui s’appuie également sur le site officiel de la ville et la newsletter (2) compense maladroitement le déficit en actions qu’il faut pourtant bien constater un an après son élection.

Le temps n’est plus en effet à se retrancher derrière le constat d’insuffisance des prédécesseurs (trop commodément brandi) mais de faire la preuve de ses propres capacités.

Or, force est de constater, aujourd’hui, que le bilan n’est pas à la hauteur des objectifs initialement affichés. Si le constat vaut pour bien des domaines, il convient en particulier de déplorer :

1. La politique conduite en matière de logement : en requérant l’intégration de la résidence étudiante initialement prévue à Magenta dans le projet de l’OPAC à la Faisanderie, la majorité fait le choix de limiter l’offre de logements (locatifs et en accession à la propriété) alors même que les besoins des Bellifontains, en particulier pour les personnes les plus modestes, sont en croissance permanente;

2. La politique de partenariat avec les communes voisines au sein en particulier des instances que sont la CCFA (Communauté de communes Fontainebleau-Avon) et le SMEP (Syndicat mixte d’études et de programmation).

La CCFA traverse aujourd’hui une crise dont la face comique est le spectacle des passes d’armes offert par les deux maires en conseil communautaire et dont la face désolante (pour nos finances) est l’échec récent de la vente de l’immeuble du 6 rue Marrier.
Pour nous convaincre de ce déficit partenarial avec les communes environnantes, il suffira également de se remémorer l’épisode malheureux des places d’accueil des gens du voyage annoncées sur un terrain à Vulaines en l’absence de concertation avec le maire de la commune concernée, en juin dernier.

3. La politique de financement des associations, les modalités d’attribution des subventions aux associations n’ayant pas fait l’objet du travail de réflexion annoncé, nous assistons aujourd’hui à des versements complémentaires au coup par coup selon une logique purement arbitraire ;

4. Une politique fiscale hypocrite Alors que les élus de gauche proposaient lors du vote du budget, en mars dernier, de faire le choix d’une hausse des impôts (faible pour ne pas exercer une pression fiscale trop contraignante mais suffisante pour permettre aux services municipaux de remplir leurs missions auprès des Bellifontains), la majorité a préféré opter pour le statu quo. Il ne s’agit là bien entendu que d’une faveur temporaire, aux accents électoralistes dont la conséquence sera de reporter à demain des efforts d’autant plus douloureux qu’ils s’en trouveront augmentés.
Roseline Farrayre-Sarkissian


(1) Nous ne disposons pour notre part que de 1100 caractères.
(2) Notre demande de disposer d’un espace d’expression sur le site adressée à M. le Maire est restée sans réponse, soulignons tout de même que ce droit a été reconnu par M. le Ministre de l’Intérieur dans une réponse ministérielle, publiée dans le JO Assemblée nationale du 15/02/2005 « si le site internet de la ville offre une diffusion régulière d'informations " sur les réalisations et la gestion du conseil municipal ", en vertu du droit que leur reconnaît la loi, les conseillers minoritaires doivent y avoir une tribune d'expression ».

10 décembre 2006

Article publié par les élus de la liste Pour Fontainebleau avec la gauche dans le dernier Bulletin municipal (décembre-janvier).

LA FAISANDERIE : ENFIN UNE ISSUE POSITIVE GRACE A l'OPAC

L’avenir de cet important ensemble immobilier s’éclaircit enfin.
L’Office public d’aménagement et de construction (OPAC) du Pays de Fontainebleau, présidé par le maire de Champagne-sur-Seine, monsieur François Roger, et dirigé par monsieur Jean-Louis Videau, s’est porté acquéreur des quatre barres pour la somme de 14 500 000 euros.
Alors que la ville manque cruellement de logements (440 demandes non satisfaites à ce jour) les appartements vacants dans ces immeubles - depuis longue date parfois - représentent une véritable honte.
Souhaitons que la réhabilitation des locaux se fasse dans des délais les plus brefs, l’OPAC s’y emploiera certainement, et que la ville s’investisse pour accompagner ce projet en particulier dans l’aménagement des espaces publics.

Seule ombre au tableau, il est à regretter que la résidence estudiantine initialement prévue à « Magenta » vienne à elle seule occuper quarante-deux appartements alors que la demande de logements sociaux et que le désir d’accession à la propriété des Bellifontains n’ont jamais été aussi fortes.

Roseline Farrayre-Sarkissian
Bernard Mis
Précision : Signe que notre blog commence à se faire un peu connaître, nous venons de recevoir un article sur les péripéties de la gestion intercommunale, signé d’un sympathisant.
Notre auteur met son style très caustique au service de l’information sur la conduite des affaires publiques. Si ce texte suscite vos réactions, n’hésitez pas à nous en faire part….


"QUI VA A LA CHASSE .... PERD SA PLACE

A Fontainebleau, M. le Maire fait dans la grande politique et, pour lancer le club qui le mènera à la haute destinée qui hante ses rêves, invite l'ancien Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin.

Et pendant ce temps là ... patatras

M. le Maire dont le goût pour la dépense communicante est bien connu pensait en atténuer la charge pour le contribuable bellifontain en vendant le patrimoine communal : ainsi la commune devait, la semaine dernière, vendre par adjudication publique un immeuble qu'elle possède rue Marrier et du coup équilibrer son budget sans douleur fiscale si néfaste à la re-élection.

Les Bellifontains qui suivent les affaires communales (je veux parler de vous et moi , pendant que la municipalité raffarine) étaient un peu surpris d'apprendre par force déclaration à la presse que la communauté de communes de Fontainebleau (vous avez bien lu!) de Fontainebleau-Avon avait pour le même immeuble des ambitions de pépinière d'entreprises.
Pépinière, peut-être, pépin, sûrement

Car interloqué par cette déclaration, aucun adjudicataire ne s'est présenté : adieu, veau, vache, cochon. M. le Maire va devoir équilibrer son budget sans cette rentrée. La presse ( Le Parisien du 9 décembre 2006 page IV) nous conte que M. le Maire aurait eu des mots aimables pour son ami Jean-Pierre ( pas Raffarin, Le Poulain).

Et s'il devait remettre le bien en adjudication, le contribuable y aura quand même perdu tous les frais de publicité nécessaires à cette tentative ratée ! ».

03 décembre 2006


RENCONTRE A VENIR

La prochaine rencontre des membres de la liste "Pour Fontainebleau avec la gauche" est fixée au samedi 16 décembre, 10h30.

Cette réunion est bien entendu ouverte à toutes les personnes qui souhaitent s'investir dans la construction d'une voie alternative, sérieuse et réfléchie.
Notre investissement déborde très largement les engagements partisans, alors n'hésitez pas à prendre contact avec nous en écrivant à l'adresse suivante : pourfontainebleauaveclagauche@wanadoo.fr
POITOU-CHARENTES D'HIER ET DE ... DEMAIN

…D'HIER

Défait par Ségolène Royal de son siège de président de la région Poitou-Charentes, après avoir été remercié de son poste de Premier ministre, J-P. Raffarin, promu pèlerin de l’UMP, était, le 9 novembre dernier, en visite à Fontainebleau pour lancer le club local « Dialogue et initiative ».
Soutien de longue date de l’actuelle majorité municipale (il était déjà venu en mars 2000 soutenir l’association de M. Valletoux, « Agir ensemble à Fontainebleau »), de retour pour donner un nouveau coup de pouce aux ambitions de M. le Maire, J.-P. Raffarin était reçu à l’Hôtel de ville.

Les ambitions personnelles du maire justifieraient elles un accueil à la mairie, maison commune, pour une opération sans rapport avec les soucis quotidiens des Bellifontains et coûteuses pour leurs finances?

…DE DEMAIN

Quelques jours après, les militants de la section socialiste d’Avon-Fontainebleau comme la majorité des autres militants du département et du pays élisaient massivement Ségolène Royal candidate à la présidence de la République.

En accordant ainsi leur confiance à celle qui, en 2004, avait su ravir à M. Raffarin la région Poitou-Charente, ils faisaient un choix résolument tourné vers l’avenir.

Roseline Farrayre-Sarkissian, Parti socialiste, section Avon-Fontainebleau

22 novembre 2006

PLU : AMBITIONS A MINIMA

Dans le dernier bulletin municipal, les élus des gauche avaient appelé de leurs vœux une élaboration accélérée du PLU (plan local d’urbanisme) par la Communauté de communes en soulignant l’importance du document pour le devenir des terrains libérés par l’armée et la construction ou la réhabilitation de logements.

Le retard pris trouve peut-être une de ses explications dans la conception que le maire de Fontainebleau se fait du document en question.

Ainsi, interrogé par un conseiller d'opposition, lors conseil municipal du 19 octobre 2006 sur le rapport qu’il établissait entre les grands projets de la majorité pour le centre ville et le plan local d'urbanisme (PLU), M. Valletoux, a eu cette curieuse réponse (par ailleurs rapportée dans un journal local, dans son édition du 30 octobre 2006, p 12 ) :
"le PLU est la réalisation urbanistique du POS et il ne donnera jamais la cohérence voulue sur les différentes agglomérations ni une qualité architecturale ».

L'expression "le PLU est la réalisation urbanistique du POS " laissera perplexe tous ceux qui, lisant le code de l'urbanisme auront compris que le PLU remplace le POS ( plan d'occupation des sols) dont il peut changer toutes les dispositions.
Affirmer ensuite que " il [le PLU] ne donnera jamais la cohérence voulue sur les différentes agglomérations ni une qualité architecturale." est l'aveu soit d'une démission soit d'une ignorance coupable des pouvoirs que le code de l'urbanisme donne aux élus municipaux.

En effet le code de l'urbanisme dans son premier article concernant l'élaboration d'un PLU écrit : " Les plans locaux d'urbanisme fixent les règles générales et les servitudes d'utilisation des sols qui définissent, en fonction des circonstances locales, les règles concernant l'implantation des constructions. Ils peuvent :
2° Définir, en fonction des situations locales, les règles concernant la destination et la nature des constructions autorisées ;
4° Déterminer des règles concernant l'aspect extérieur des constructions, leurs dimensions et l'aménagement de leurs abords, afin de contribuer à la qualité architecturale et à l'insertion harmonieuse des constructions dans le milieu environnant ; "

Rappelons que le PLU est élaboré par une Communauté de communes où, avec Jean-Pierre Le Poulain, maire d'Avon, Frédéric Valletoux dispose d'une majorité qui, avec un minimum de volonté politique pourrait permettre d'y introduire " des règles concernant l'aspect extérieur des constructions, leurs dimensions et l'aménagement de leurs abords, afin de contribuer à la qualité architecturale et à l'insertion harmonieuse des constructions dans le milieu environnant ..."

02 novembre 2006




MAGENTA : DE MAL EN PIS


Le 28 septembre dernier, l’actuelle majorité a voté en conseil municipal un avenant au traité d’aménagement public signé, le 12 janvier 2004, par l’équipe municipale précédente avec l’aménageur, la SEM 92.

Cette modification dont l’objectif affiché est de réduire la densité de la construction sur le site, conduit à l’affectation de la Halle aux fourrages à l’animation culturelle, et surtout, élément majeur de la révision, à la suppression de la résidence étudiante initialement prévue.
Demeurent dans le projet, la construction de logements privés et d’un hôtel.
La modification opérée ne constitue pas un léger toilettage des conditions initialement fixées par le traité mais bouleverse de façon substantielle l’économie générale du programme.

Elle suscite notre profonde désapprobation pour les motifs suivants :

SOCIAL

La suppression de la résidence étudiante ôte tout caractère social à cette opération.

Le contenu même du traité précisait dans ses objectifs qu’il convenait de « favoriser le développement de logements destinés aux étudiants afin de satisfaire une demande croissante émanant de l’I.U.T. de Sénart-Fontainebleau et d’autres établissements scolaires implantés sur la commune et ses environs. » et le cahier des charges indiquait, en outre, que le programme devait comprendre « la construction de logements de catégories diversifiées (logements en accession, logements étudiants) ».

Cette décision est d’autant plus étonnante que le maire avait annoncé, à propos de l’opération Magenta, lors de la séance du conseil municipal du 20 mars 2006 qu’il ne souhaitait pas remettre en cause la destination des bâtiments car il lui semblait opportun, selon ses dires, d’accroître l’offre en logements étudiants à Fontainebleau…

FINANCEMENT

L’opération est catastrophique pour les finances de l’Etat comme pour celles de la commune.

L’Etat – en l’occurrence le ministère de la défense, représenté par la MRAI – propriétaire du terrain, prenant en compte le caractère social de l’opération initiale, le cède à une valeur très nettement inférieure au prix de marché. L’intérêt général étant depuis abandonné dans le projet modifié, comment comprendre que la SEM 92, pour une opération purement privée, fasse l’acquisition de ce site à cette valeur ?

La commune s’est, par ailleurs, engagée à verser un dédommagement de près de 500 000 euros à la SEM 92 au prétexte de la suppression de la résidence (un comble car la suppression arrange bien l’aménageur incapable de trouver un constructeur pour cette résidence !). Certes, l’avenant prévoit que la construction d’un bâti d’un minimum de 970 m² dispense la ville de ce versement mais on peut alors s’interroger sur l’absence totale de réflexion préalable quant à sa future affectation.



URBANISME ET INSCRIPTION DANS LE PAYSAGE

Le programme établi ne s’appuie sur aucun plan général d’aménagement du quartier notamment en matière de stationnement, de circulation, d’espaces publics, de services publics ou privés.
Nous assistons, dans la continuité des décisions prises par la précédente majorité, à une véritable opération de « saucissonnage », sans aucune vision d’avenir.
Pourrons-nous nous consoler avec le spectacle de bâtiments gracieux et esthétiques ? Rien n’est moins sûr, c’est bien davantage un décor de médiocrité qui est à prévoir, la recherche de qualité architecturale étant sacrifiée sur l’autel de la rentabilité spéculative.

FRAGILITE JURIDIQUE

L’avenant modifiant de façon substantielle le traité, il est permis de s’interroger sur l’absence de mise en concurrence entre différents aménageurs. Quid des obligations de publicité et de transparence garanties par le Traité de l’Union européenne ?

L’opération « Magenta » mal engagée par l’ancienne municipalité de Fontainebleau se poursuit dans les pires conditions avec l’actuelle équipe. Aujourd’hui, elle se réduit à une vulgaire opération immobilière spéculative.










Ce blog entend permettre l'expression de tous les Bellifontains soucieux de prendre part à la vie politique locale et d'enrichir le débat de leurs propositions.


Il sera aussi l’occasion pour les élus de gauche de la municipalité de mieux faire connaître leurs positions et engagements.


Comptant sur vos analyses, commentaires et suggestions pour que nous puissions construire ensemble une alternative crédible, Cordialement.



Roseline Farrayre-Sarkissian. Conseillère municipale