HOMMAGE A JEAN-PIERRE VERNANT
Décédé le 11 janvier dernier
S’il nous fallait trouver prétexte à cet hommage, nous pourrions toujours invoquer sa naissance sur les terres voisines de Provins et rappeler que son père, directeur d’un journal socialiste seine et marnais, s’était engagé contre la guerre de 14 aux côtés de Jaurès. Pourtant au-delà de ces motifs politico-géographiques locaux, c’est bien la portée universelle de ses combats politiques et de sa rigueur intellectuelle que nous souhaitons honorer.
Résistant de la première heure, Jean-Pierre Vernant s’était engagé dans la défense de la liberté et des valeurs républicaines contre l’occupant allemand et le régime de Vichy. Prolongeant indéfectiblement son combat, il s’était ensuite opposé aux guerres d’Indochine et d’Algérie. Plus récemment, en éminent helléniste, il s’était employé à dénoncer le grotesque des rapprochements lepénistes entre les conceptions grecques de l’étranger et les thèses de la « pureté nationale », rappelant au passage que la Grèce était la civilisation du métissage.
La disparition de Jean-Pierre Vernant nous laisse orphelins mais son parcours, lui, nous renforce plus que jamais dans notre conviction que certaines valeurs exigent une défense ardente et continue.
Décédé le 11 janvier dernier
S’il nous fallait trouver prétexte à cet hommage, nous pourrions toujours invoquer sa naissance sur les terres voisines de Provins et rappeler que son père, directeur d’un journal socialiste seine et marnais, s’était engagé contre la guerre de 14 aux côtés de Jaurès. Pourtant au-delà de ces motifs politico-géographiques locaux, c’est bien la portée universelle de ses combats politiques et de sa rigueur intellectuelle que nous souhaitons honorer.
Résistant de la première heure, Jean-Pierre Vernant s’était engagé dans la défense de la liberté et des valeurs républicaines contre l’occupant allemand et le régime de Vichy. Prolongeant indéfectiblement son combat, il s’était ensuite opposé aux guerres d’Indochine et d’Algérie. Plus récemment, en éminent helléniste, il s’était employé à dénoncer le grotesque des rapprochements lepénistes entre les conceptions grecques de l’étranger et les thèses de la « pureté nationale », rappelant au passage que la Grèce était la civilisation du métissage.
La disparition de Jean-Pierre Vernant nous laisse orphelins mais son parcours, lui, nous renforce plus que jamais dans notre conviction que certaines valeurs exigent une défense ardente et continue.
Roseline Farrayre-Sarkissian
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