"Les socialistes sont confrontés à un mur médiatique qui ressemble un peu, dans l'Histoire, au mur de l'argent dans les années 20 (...) Nous voudrions aujourd'hui faire entendre notre voix" Arnaud Montebourg, février 2007
Voici ci-dessous le texte qui a été communiqué samedi 24 mars à la République de Seine et Marne. Le texte transmis reprenait l'ensemble des arguments développés en séance, même si la place faite à la hausse de la fiscalité se trouvait surestimée en raison de la première question qui nous était posée.
Ce texte n' a pas fait l'objet d'une communication intégrale pour des "raisons de mise en page" il a été réduit et s'est trouvé introduit par un titre pour le moins orienté sur l'augmentation des impôts alors que l'essentiel du propos portait sur la mauvaise gestion des services centraux et les choix contestables en matière de priorités budgétaires.
La République de Seine et Marne a-t-elle pour principe le traitement impartial de l'information?
Nous voulons y croire et attendons pour donner raison à notre conviction, les preuves, concrètes, hebdomadaires, de cette juste attitude.
Roseline Sarkissian
La Rép : N’est-ce pas curieux qu’un élu, même d’opposition, réclame une hausse des impôts locaux alors que ce budget 2007 fait apparaître une stabilité de la pression fiscale.
Roseline Sarkissian :
Il ne s’agit pas de réclamer une hausse des impôts par facilité, par laxisme (traditionnelle critique faite aux partis de gauche) mais au contraire de proposer une hausse légère, maîtrisée pour éviter que l’augmentation de toute façon inexorable (et M. le maire en a lui-même convenu) soit à terme élevée et brutale.
Je crois qu’en la matière, la majorité adopte une position fuyante motivée par une arrière pensée purement électoraliste. Elle ne souhaite pas à un an des élections municipales prendre le risque de déplaire. J’ai fait le choix de la franchise, au risque de tenir un discours moins séduisant à l’oreille des Bellifontains.
La Rep : Est-ce la seule raison qui vous a poussé à voter contre le budget primitif ?
R.S. : Je ne tiens pas à être enfermée dans le discours sur la fiscalité. Mes votes négatifs (du compte administratif comme du budget primitif) s’expliquent plus encore par mes doutes concernant la gestion de la ville et par les choix budgétaires qui ont été faits.
Il nous est répété que l’heure est à la rigueur, or je constate tant au niveau des dépenses réalisées en 2006 (en particulier les dépenses à caractère général) que celles prévues dans le budget 2007 que cette maîtrise ne concerne pas tous les postes : si la contraction s’observe effectivement pour les dépenses concernant l’enseignement, le centre de loisirs, la bibliothèque, la voirie, qui offrent des services indispensables aux Bellifontains, elle n’affecte pas du tout les services centraux (cabinet du maire, secrétariat des élus, secrétariat général, service de communication) et plus particulièrement le service des manifestations et fêtes, services qui à mon avis, devraient donner l’exemple en ces temps d’austérité.
Dernier exemple en date, la création d’un poste d’agent d’accueil au secrétariat général. Si je peux tout à fait soutenir les recrutements rendus nécessaires par les besoins des services patrimoine, marchés publics… je ne suis précisément pas convaincue par la nécessité de ce recrutement-là.
Je crois que les priorités ne sont pas données aux services essentiels. Je regrette en particulier que le choix d’une majoration plus conséquente de la subvention versée au CCAS n’ait pas été fait. C’eût été un choix solidaire au regard en particulier des besoins croissants que connaît la population ( places en crèche, services à domicile…).
Enfin, concernant les investissements proposés, je crois que nous aurions pu réaliser une répartition bien différente : la part réservée aux études (requalification urbaine, étude de circulation…) aurait pu être réduite en 2007 et programmée à moyen terme, la part affectée aux travaux de voirie et de réhabilitation du bâti auraient pu être nettement plus ambitieuse.
Je ne suis pas opposée aux études en tant que telles, seulement elles me semblent lourdement grever les possibilités d’aménagements qui sont nécessaires dès à présent (toiture de la bibliothèque, sécurisation des voies…).
Vous voyez donc que mon argumentaire ne se résume pas à la seule question fiscale mais au contraire touche aux priorités budgétaires mêmes.
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