31 juillet 2007

Quid de l’hôpital de Fontainebleau ?


Texte communiqué et finalement diffusé (après quelques errements du service de communication -voir notre message du 7 juin-) dans le Bulletin municipal (juillet-août).


De nombreux Bellifontains et habitants du sud du département de la Seine-et-Marne s’interrogent sur l’avenir de l’hôpital de notre ville.


A l’heure actuelle, le projet de reconstruction de l’ensemble hôpital et polyclinique sur le site du Bréau est en cours d’élaboration. Il pourrait recevoir un avis favorable de l’Etat, via l’autorité régionale décisionnaire « l’Agence régionale d’hospitalisation. », lui permettant ainsi d’être financé dans le cadre du plan «hôpital 2012 ».


Mais aujourd’hui, un certain nombre d’incertitudes demeurent, tant au niveau de cette validation qu’au niveau de la sécurité juridique de l’acquisition du terrain par la Communauté de communes Fontainebleau-Avon.


Par ailleurs, cette éventuelle reconstruction ne résout pas pour autant la question de la sous-dotation de l’hôpital qui, aujourd’hui, affecte grandement les conditions de travail des professionnels et risque à terme, en dépit de leur vigilance, de nuire à la qualité et à la sécurité des patients. La résolution de cette précarité actuelle du fonctionnement n’est donc pas garantie par le nouveau projet.


Mais, en dépit de ces incertitudes, la question du devenir des bâtiments bordant le boulevard du Maréchal Joffre, une fois libérés, mérite d’être posée. Sur ce dernier point, le silence est assourdissant - le recours à cet oxymoron est nécessaire tant le sujet est d’importance -.Fontainebleau dont l’extension est circonscrite par la limite que constitue la forêt doit saisir cette opportunité foncière pour assainir un marché immobilier inadapté aux ressources d’un grand nombre de Bellifontains mais également doter la ville de nouvelles places en crèche ainsi que d’équipements tels qu’une médiathèque qui font aujourd’hui défaut. Ne serait-il pas prudent de réfléchir dès à présent à un projet ambitieux répondant aux besoins des Bellifontains afin d’éviter une spéculation immobilière inéluctable si les édiles ne prennent pas les devants ?

Autour de Georges Mandel


Les représentants de la liste d’opposition "Fontainebleau ensemble" ont émis le vœu lors du dernier conseil municipal (12 juillet) qu’un hommage soit rendu par la ville de Fontainebleau à Georges Mandel, en désignant de son nom une de ses rues.

Cette proposition reçoit notre approbation tant la vaillance de cet homme politique assassiné dans la forêt de Fontainebleau par la milice le 7 juillet 1944 mérite une nouvelle fois d’être saluée.

Certes, Georges Mandel, n’appartient pas à ce que l’on pourrait appeler notre « Panthéon politique ». Homme politique de droite, conservateur, adversaire du Front populaire, il a d’ailleurs reçu, après des années d’oubli mémoriel de sa famille politique, la reconnaissance de Nicolas Sarkozy qui ne pouvait manquer d’apprécier son habileté à réprimer les syndicats et à contrôler la presse.

C’est donc bien davantage à son combat contre le nazisme et la droite réactionnaire, à son opposition à Munich et à aux honteuses compromissions qui suivirent que nous rendons hommage.

« Georges Mandel ou moi, peut-être tous les deux ensemble, devions logiquement faire les frais de l’holocauste » écrit son compagnon de captivité à Buchenwald, Léon Blum, pressentant les représailles qu’allaient susciter l’assassinat par les résistants du collaborateur Philippe Henriot, ministre de l'information du gouvernement Laval, le 28 juin 1944.
Ce fut Mandel, peut-être plus haï encore, qui fut choisi pour être rapatrié en France et exécuté, par des miliciens, un peu plus d’un an avant la libération de Fontainebleau.

Si la mémoire de G. Mandel devait laisser une trace dans une rue bellifontaine, émettons le souhait que ses assassins soient cette fois clairement désignés, la formule qui figure sur la stèle qui borde la nationale 7 « en ce lieu, Georges Mandel est mort assassiné par les ennemis de la France le 7 juillet 1944 » laissant un peu commodément penser que les seuls coupables étaient les occupants allemands.



Par ailleurs, cette initiative ne pourrait -elle pas être suivie d'un travail de recherche sur les personnes célèbres qui ont vécu dans notre ville ou tout simplement qui ont eu un lien avec Fontainebleau (le lexicologue Claude Augé, le journaliste fondateur du journal Le Monde Hubert Beuve-Méry, etc.)?


Le "conseil municipal des jeunes" pourrait être chargé de cette investigation qui déboucherait sur l'attribution de ces noms prestigieux à des écoles de la ville, par exemple.
Roseline Farrayre-Sarkissian, Bernard Mis

03 juillet 2007

Famille Randrianaridera : enfin une régularisation en vue

Nous avions signalé en février la situation de la famille Randrianaridera, famille séjournant à Nemours, qui malgré le respect des critères autorisant l’obtention de « papiers » avait essuyé un refus de la Préfecture et se trouvait sommée de quitter le territoire.

Soutenue par un réseau local aussi efficace que tenace (FCPE, RESF, élus de la municipalité de Nemours, l’acteur Christophe Malavoy…), cette famille est aujourd’hui en passe de pouvoir envisager sereinement son avenir en France.

L’audience qui s’est déroulée jeudi dernier au tribunal administratif, devrait conduire le tribunal à lever l’Obligation de quitter le territoire Français (OQTF). Le commissaire du gouvernement qui en a fait la demande dans son exposé devrait être suivi par les juges et la décision mise en délibération (comme c’est automatiquement le cas) devrait être confirmée dans une quinzaine de jours.

Cette issue fait montre, s’il en était encore besoin, que les efforts de mobilisation ne sont pas vains et peuvent, contre des décisions préfectorales parfois arbitraires, trouver, auprès de la justice, leur meilleure alliée.