Cette décision a été prise pour préserver la sécurité des usagers et celle des personnels. Précaution indispensable car le bâtiment ancien présente une toiture et une charpente dégradées particulièrement dangereux.
Le traitement en urgence de cette situation interroge une nouvelle fois sur la gestion des équipements publics par les majorités qui se sont succédées à Fontainebleau.
Plus étrangement, il témoigne, derrière les discours de façade sur l’importance du patrimoine, d’un désintérêt réel pour la conservation des édifices historiques, car, peut-être est-il bon de le rappeler, le bâtiment de la bibliothèque actuellement en déliquescence est l'ancien hôpital de la Charité construit au XVIIème siècle.
La situation est à ce point dégradée que les coûts des travaux de réhabilitation annoncés atteignent des sommets : le renfort de la charpente a été estimée à 300 000 euros en janvier 2007 par un cabinet d’expertise, depuis, le coût de la réhabilitation totale du bâtiment a fait l’objet d’une estimation complémentaire : 520 000 euros (HT) pour la toiture et 1700 000 euros HT pour l’aménagement intérieur (hors travaux d’ascenseurs et d’accessibilité des personnes à mobilité réduite).
Difficile de penser que la ville, compte-tenu de ses ressources financières, pourra financer une restauration si coûteuse, encore qu’une évaluation approfondie des aides envisageables pour un tel projet voire pour un projet culturel plus ambitieux sur site devrait être réalisée, avant d’exclure l’hypothèse de cette réhabilitation.
Plus étrangement, il témoigne, derrière les discours de façade sur l’importance du patrimoine, d’un désintérêt réel pour la conservation des édifices historiques, car, peut-être est-il bon de le rappeler, le bâtiment de la bibliothèque actuellement en déliquescence est l'ancien hôpital de la Charité construit au XVIIème siècle.
Difficile de penser que la ville, compte-tenu de ses ressources financières, pourra financer une restauration si coûteuse, encore qu’une évaluation approfondie des aides envisageables pour un tel projet voire pour un projet culturel plus ambitieux sur site devrait être réalisée, avant d’exclure l’hypothèse de cette réhabilitation.
L’option qui a les faveurs de la majorité est la vente du bâtiment actuel et le transfert des collections dans les locaux
de l’ancienne Banque de France.
Or, ces locaux ne sont pas propriété de la ville mais du fonds d’investissement américain Carlyle (via sa branche CEREP France A) (1) qui les a acquis en même temps que 33 autres succursales en mars 2006.
Ces locaux proposés en priorité aux collectivités territoriales sur la base d'un prix fixé par les Domaines auraient pu être acquis par la ville ou par la Communauté de communes en 2005, mais tel n’a pas été le cas, bien entendu.
Aujourd’hui, nous nous dirigeons donc vers le bradage d’un édifice historique sans étude plus avant des possibilités de sa conservation et l’achat à un fonds privé d’un bâtiment anciennement propriété d’un établissement public.
Pour cette seconde opération nous ne pouvons promettre au groupe américain une plus-value aussi conséquente que celle qu’il a réalisée avec la vente à l’Etat de l’Imprimerie nationale en juin 2007 (2). Mais il lui est quand même permis d’espérer, dans un contexte de montée constante des prix de l’immobilier depuis 2 ans à Fontainebleau, un gain plus que substantiel.
Pour l’instant, la piste de ce rachat est à l’étude a indiqué le maire lors du conseil municipal du 12 juillet.
Plus récemment, il rajoutait dans la presse locale (République de Seine et Marne, édition du 3 septembre) que ce transfert dans un bâtiment une fois et demie plus grand que l’ancien permettrait le développement de nouvelles activités (espace multimédia, animations, expositions…).
Or, ces locaux ne sont pas propriété de la ville mais du fonds d’investissement américain Carlyle (via sa branche CEREP France A) (1) qui les a acquis en même temps que 33 autres succursales en mars 2006.
Ces locaux proposés en priorité aux collectivités territoriales sur la base d'un prix fixé par les Domaines auraient pu être acquis par la ville ou par la Communauté de communes en 2005, mais tel n’a pas été le cas, bien entendu.
Aujourd’hui, nous nous dirigeons donc vers le bradage d’un édifice historique sans étude plus avant des possibilités de sa conservation et l’achat à un fonds privé d’un bâtiment anciennement propriété d’un établissement public.
Pour cette seconde opération nous ne pouvons promettre au groupe américain une plus-value aussi conséquente que celle qu’il a réalisée avec la vente à l’Etat de l’Imprimerie nationale en juin 2007 (2). Mais il lui est quand même permis d’espérer, dans un contexte de montée constante des prix de l’immobilier depuis 2 ans à Fontainebleau, un gain plus que substantiel.
Pour l’instant, la piste de ce rachat est à l’étude a indiqué le maire lors du conseil municipal du 12 juillet.
Plus récemment, il rajoutait dans la presse locale (République de Seine et Marne, édition du 3 septembre) que ce transfert dans un bâtiment une fois et demie plus grand que l’ancien permettrait le développement de nouvelles activités (espace multimédia, animations, expositions…).
S’agit-il d’une comparaison avec la surface utilisée dans l’actuelle bibliothèque ou avec sa surface globale (comprenant les étages inoccupés en raison de l’état délabré des planchers) ?
Nous veillerons en tout cas à ce que tous les éléments soient considérés pour évaluer les avantages et inconvénients d’une réhabilitation du site actuel ou de son transfert.
Par ailleurs, n’y aurait-il pas plus de pertinence à penser la réalisation d’une médiathèque dans un cadre institutionnel plus large que celui de la commune ?
Pour l’heure, l’opposition des deux maires à la communauté de communes (malgré des passes d’armes dignes du plus mauvais théâtre de boulevard) ne permet guère d’envisager le transfert de la compétence culture…
Les élections de mars 2008 seront l’occasion de changer cette configuration.
Dans cette attente, nous vous tiendrons informés d’un dossier dont les premières victimes sont déjà les usagers...
Nous veillerons en tout cas à ce que tous les éléments soient considérés pour évaluer les avantages et inconvénients d’une réhabilitation du site actuel ou de son transfert.
Par ailleurs, n’y aurait-il pas plus de pertinence à penser la réalisation d’une médiathèque dans un cadre institutionnel plus large que celui de la commune ?
Pour l’heure, l’opposition des deux maires à la communauté de communes (malgré des passes d’armes dignes du plus mauvais théâtre de boulevard) ne permet guère d’envisager le transfert de la compétence culture…
Les élections de mars 2008 seront l’occasion de changer cette configuration.
Dans cette attente, nous vous tiendrons informés d’un dossier dont les premières victimes sont déjà les usagers...
Roseline Farrayre-Sarkissian
(1) Nombreux sont les sites qui font référence au groupe, voir synthèse sur http://fr.wikipedia.org/wiki/Groupe_Carlyle
(2) Le Canard enchaîné a soulevé l’affaire en juin dernier : l’Etat qui avait vendu le siège historique de l’Imprimerie nationale en 2003 (pour répondre à un objectif de rationalisation du patrimoine immobilier de l’Etat selon le premier Ministre d’alors, J.-P. Raffarin) au fonds d'investissement américain Carlyle, pour 85 millions d'euros, vient de le lui racheter 377 millions pour y installer le Ministère des Affaires Etrangères! la plus-value pour le fonds est estimée à 200 millions d’euros )
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