15 octobre 2007

Fonds de concours : adoption en septembre, revers en octobre

Nous signalions dans un précédent message, l'adoption par le conseil municipal de Fontainebleau (le 13 septembre dernier) de la charte relative aux fonds de concours (subventions qui pourraient être versées par la Communauté de communes à Avon et Fontainebleau) et le projet du maire de Fontainebleau de les solliciter pour financer la très coûteuse restauration du Grand Parquet (8 millions d'euros!).
Nous notions que les sollicitations risquaient d'être vaines en raison de l'opposition permanente entre les deux maires et leur majorité.
Le dernier conseil municipal d'Avon est venu confirmer notre pronostic : les élus avonnais qui n'ont visiblement pas été éblouis par "l'équipement qui (selon les mots du maire Frédéric Valletoux) rayonne au-delà de la seule commune de Fontainebleau" ont fait valoir leur hostilité au projet, rappelant à raison que sollliciter la CCFA pour financer un projet relevant du sport élargi au cheval était pour le moins mal venu après les tergiversations et finalement le refus de transférer cette compétence à la communauté par les majorités bellifontaines successives. (1)
Au lieu de proposer une étude sérieuse et réfléchie du transfert de cette compétence, ce sont des matchs de bien piètre niveau qui nous sont offerts en guise de sport par les élus de droite.
On ne change pas les équipes qui gagnent, dit-on, et quand celles-ci s'ingénient à perdre?
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(1) Précision : la charte relative au versement des fonds de concours a été adoptée (7 pour, 4 contre, 17 abstentions) par le conseil avonnais. Ce texte, formel, n'engage en aucun cas le versement effectif de fonds et la nature de leur affectation, qui devront faire l'objet de conventions supplémentaires.
L'objet possible de la sollicitation de ces fonds "le Grand parquet" par Fontainebleau a suscité des interrogations en raison des décisions antérieures des élus bellifontains et en particulier du maire actuel : les élus bellifontains en 2004 se sont prononcés en conseil communautaire pour le transfert du sport à l'exception du cheval et ont été dédits par le conseil municipal bellifontain, seuls le maire J. Nizart et F. Valletoux, alors dans l'opposition ont voté pour le respect de la délibération (transfert du sport sans le cheval).
Les élus avonnais se sont étonnés lors de leur dernier conseil municipal que les activités hippiques (à savoir le Grand parquet) puissent devenir un enjeu communautaire, trois ans après le refus d'en transférer la compétence à la communauté et le vote du maire actuel dans ce sens, à l'époque.

11 octobre 2007

Au concours « ma trombine partout », le gagnant est …

Le coq de la publicité "la voix de son maître" de la marque Pathé Marconi oublié de l'exposition du "Coq à l'art"?

Le maire de Fontainebleau concourt sûrement sans l’avouer au concours du Canard enchaîné « ma trombine partout ».
Il aurait tort de s’en priver, 4 photos le mettant complaisamment en scène sur le site internet municipal, jeudi 11 octobre, en page « actualités » avec en prime un décrochage sur une double illustration (en moyen et gros plans), truelle en main sur le site Magenta, façon maire-bâtisseur.
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Avec un tel florilège, les chances de victoire au concours de l’hebdo satirique, sont réelles, d’autant que les candidats aussi intrépides ne sont pas nombreux en ces temps pré-électoraux!
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Rares en effet sont ceux qui ignorent encore qu’en vertu du code électoral, « à compter du 1er septembre 2007, le contenu même du site doit s’affranchir de toute promotion des réalisations de la collectivité et bien entendu de toute mise en valeur de la gestion municipale. La prudence impose par conséquent de veiller à ce qu’à compter de cette date, le contenu du site ne dépasse pas le cadre strictement informationnel et pratique et que soient suspendues durant cette période de valoriser le candidat ou la municipalité. » (1)
Mais qu'est-ce que la prudence quand on est joueur....
Le goût du jeu ayant semble-t-il atteint ses limites, dès le 12 octobre, était constatée la disparition des clichés grand format du maire sur le site de Magenta...quel dommage, mais ne doutons pas que les opportunités de participation seront encore nombreuses...
(1) "Les règles de la période préélectorale", Association des maires de France, février 2007

04 octobre 2007

Le Bréau : en finir avec l’isolement

Alors que le centre fait l’objet de toutes les attentions (qui se mesurent, il est vrai, bien plus au nombre d’études commandées qu’aux actions concrètes engagées), les quartiers périphériques parmi lesquels le Bréau font figure de quartiers oubliés.

Certes, la construction récente du city-stade (terrain multi-sports) est une initiative à saluer, mais cette réponse isolée à des besoins globaux ne peut être considérée comme suffisante.

De la même manière, le transfert de l’hôpital (à l’horizon 2012) ne saurait faire office de solution miracle pour revitaliser le Bréau (d’autant que cette implantation peut être source de profonds désagréments si les besoins du quartier ne sont pas évalués préalablement).

Notre rencontre samedi dernier avec les habitants a conforté notre idée que le quartier méritait un engagement fort de la municipalité et/ou de la Communauté de communes.

Cet engagement passe par des initiatives dont la mise en œuvre peut être immédiate :
- Aménagement et sécurisation de l’avenue du Maréchal de Villars qui est aujourd’hui un axe excessivement roulant (l’étude de circulation et de stationnement nous apportera sans aucun doute des éléments sur la densité des flux et les niveaux de vitesse atteints …);

- Amélioration de l’amplitude et de la fréquence des dessertes bus du centre (par un travail de concertation avec le gestionnaire du réseau)

Il passe également par une politique de développement des services de proximité.
Aujourd’hui, le manque de commerces, l’absence de services de soins (médecins, dentistes, pharmaciens…) et de garde d’enfants pénalisent véritablement les habitants du quartier (plus particulièrement les jeunes mères et personnes âgées).

Les partenaires et les dispositifs publics comme privés doivent être mobilisés pour inverser cette tendance (pour les services marchands : FISAC -Fonds d’intervention pour la sauvegarde, la transmission et la restructuration des activités artisanales et commerciales- récemment sollicité pour la requalification du centre ville, EPARECA Établissement public d’aménagement et de restructuration des espaces commerciaux et artisanaux-, Fonds de revitalisation économique…).

Il ne s’agit là bien entendu que de quelques pistes de travail que nous aurons à cœur d’explorer en concertation avec les habitants du quartier.