18 novembre 2007

Revenir à nos chères études

La majorité actuelle a le goût des études.
Un petit effort taxinomique s’avère nécessaire pour y voir un peu plus clair.
Distinguons donc :

- les études gracieusement offertes par les prestataires mais qui ne donnent lieu à aucune décision, illustration : l’ excellente étude réalisée par les étudiants de l’école des mines sur l’environnement en 2006, cette étude n’a été suivie d’aucune mesure concrète; l’objectif de la commande apparaît ainsi clairement : donner l’impression aux Bellifontains que la question environnementale est une préoccupation majeure de la majorité alors qu’il ne s’agit que d’un simple effet d’annonce.
On peut d’ores et déjà prédire le même sort à l’étude demandée à M. Roussel sur l’enseignement supérieur. Les conclusions n’ont pas été encore délivrées, preuve s’il en était besoin qu'au-delà de la communication sur leur lancement, elles n'ont que peu d'importance;
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- Les études financées par la collectivité mais dont les conclusions demeurent ignorées ou ne sont pas prises en compte.
Une étude "stationnement et circulation" a été lancée voici quelques mois. Nous n’en connaissons, pour l’heure, pas le contenu. Les données et les conclusions ont-elles été prises en compte dans l’aménagement de la rue de France ?

Non, sans aucun doute. Car si tel avait été le cas, l’impact notamment de cet aménagement sur les flux de circulation dans les rues adjacentes et dans la rue Royale auraient pu être anticipé…

- Les études dispendieuses qui servent à légitimer des orientations déjà prises ou les études dite "alibi"

En la matière, l’étude portant sur le CCASS est un parfait cas d’école.
90 000 euros sont consacrés à une étude qui ne vise pas l’amélioration du fonctionnement et de l’organisation des services (étude que nous accepterions à un coût évidemment bien moindre !) mais la démonstration que le social (c’est à dire les services aux parents de jeunes enfants, aux personnes âgées, aux personnes précarisées…) coûte trop cher et qu’il est nécessaire de s’en délester au profit du privé.
Les Bellifontains sont donc sommés de payer une étude dispendieuse qui limitera à terme leur accès à un service solidaire.

Roseline Farrayre-Sarkissian

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